Stanislas RetraiteConseil en droits à la retraite · NancyTél. +33 6 10 50 92 42

Partenaires : la retraite, cet angle mort de vos dossiers patrimoniaux

Par , expert retraite — publié le 31/07/2026

Vous conseillez sur le patrimoine, la transmission, l'immobilier ou le financement. La retraite traverse tous ces sujets sans relever d'aucun : c'est un droit à établir, pas un produit à placer. Nous prenons ce volet en charge, sans jamais empiéter sur le vôtre.

Pourquoi la retraite tombe entre les chaises

Un client de soixante ans qui prépare sa sortie d'activité pose des questions à quatre ou cinq professionnels différents. Chacun répond dans son périmètre, et personne ne répond à la question centrale :combien vais-je toucher, à partir de quand, et ce montant est-il exact ?

Ce n'est pas une négligence, c'est une question de métier. Établir des droits à la retraite suppose de lire un relevé de carrière ligne par ligne, de connaître les règles propres à chaque caisse, de savoir qu'une section professionnelle liquide par trimestres civils quand une autre liquide au mois, et de pouvoir contester une décision devant une commission de recours amiable. C'est un métier à temps plein, avec sa veille réglementaire propre.

Le résultat est connu : la pension est estimée à partir d'un simulateur en ligne, donc à partir de données que personne n'a vérifiées. Sur les dossiers que nous auditons intégralement, nous relevons une anomalie dans environ sept dossiers sur dix. Toute la construction patrimoniale bâtie sur une pension erronée l'est également.

Ce qui rend cette collaboration possible

Un point avant tout le reste, parce qu'il conditionne tous les autres : nous ne vendons aucun produit financier. Ni assurance-vie, ni plan d'épargne retraite, ni contrat de prévoyance, ni bien immobilier, ni solution de défiscalisation.

Nous n'avons donc rien à placer auprès du client que vous nous adressez. Nos honoraires sont notre seule rémunération, et ils portent sur un travail délimité : établir des droits, les corriger si nécessaire, les liquider.

C'est ce qui distingue une prescription d'un risque. Adresser un client à un confrère qui pourrait lui vendre ce que vous lui vendez déjà demande une confiance que peu de relations professionnelles justifient. Ici, la question ne se pose pas : nous n'avons pas de catalogue.

Nous ne versons par ailleurs aucune rétrocession, sous aucune forme, à aucun partenaire. Le Code de déontologie des experts-comptables l'interdit expressément, et nous appliquons la même règle aux professions que la réglementation autoriserait à en percevoir. Une recommandation rémunérée n'est plus une recommandation, et le client finit toujours par s'en apercevoir.

Ce que la retraite change dans votre dossier, métier par métier

Conseiller en gestion de patrimoine. La pension est la seule ressource viagère, indexée et réversible du bilan de votre client. Elle détermine le revenu de base à partir duquel se calcule le besoin complémentaire — donc le dimensionnement de tout ce que vous préconisez. Une pension surestimée de quelques centaines d'euros mensuels fausse l'allocation sur vingt ans. Le calendrier compte autant : liquider un trimestre trop tôt fixe une décote définitive, qu'aucun placement ne rattrapera.

Notaire. La transmission d'entreprise, la cession de patientèle et le régime matrimonial croisent directement la retraite. La date d'une cession et celle d'une liquidation obéissent à des logiques différentes, et rien ne garantit qu'elles coïncident : nous voyons régulièrement des liquidations décalées de quelques trimestres avant le taux plein parce que la cession s'est faite à cette date. La réversion, dont les règles diffèrent radicalement d'un régime à l'autre, relève également de vos conseils au conjoint.

Avocat en droit social. Nous intervenons en amont — reconstitution de carrière avant liquidation — et en aval, devant la commission de recours amiable lorsque la pension notifiée est erronée. Lorsque le dossier bascule au contentieux devant le pôle social, nous passons la main : nous ne sommes pas avocats et nous ne prétendons pas l'être.

Professionnel de l'immobilier et du financement. Un emprunteur qui liquidera ses droits pendant la durée du prêt voit ses revenus changer de nature à une date précise. Connaître le montant exact et la date réelle, plutôt qu'une estimation, change le plan de financement. La question se pose aussi pour un investissement locatif dont la rentabilité est calculée sur un revenu de retraite supposé.

Banque privée et gestion privée. Le passage à la retraite est le moment où la structure de revenus du client bascule. Savoir précisément quand et de combien conditionne les arbitrages de liquidité, et souvent la date d'une cession d'actifs.

Expert-comptable. Le cadre est développé sur notre page dédiée auxprescripteurs du chiffre, qui traite spécifiquement la question de la responsabilité, de la lettre de mission et de la refacturation.

Où s'arrête notre périmètre

La frontière est nette, et c'est ce qui fait tenir la relation.

Nous établissons les droits : reconstitution de carrière, correction des anomalies, arbitrage de la date de départ, dépôt des dossiers, suivi jusqu'au premier versement, contestation si nécessaire.

Nous n'investissons rien, ne préconisons aucun placement, ne rédigeons aucun acte et ne plaidons pas. Le montant et la date de la pension sont des données d'entrée pour votre travail — pas le début d'une mission concurrente.

Quand un client nous interroge sur ce qu'il doit faire du capital libéré par une cession, nous le renvoyons à son conseil. C'est vrai même lorsque ce conseil ne nous a pas adressé le dossier.

Comment travailler ensemble

Vous identifiez la situation. Un client approchant de la soixantaine, une cession en préparation, une carrière atypique — mixte, libérale, frontalière, interrompue. Ce sont les signaux qui justifient un examen.

Vous en parlez au client lors d'un rendez-vous déjà prévu, et vous nous mettez en relation avec son accord. Nous prenons contact sous quarante-huit heures.

Le client contracte directement avec nous, par sa propre lettre de mission, au forfait arrêté à l'avance. Votre responsabilité n'est pas engagée sur nos diligences. Les modalités figurent sur notre page honoraires.

Nous vous tenons informé de l'avancement et des conclusions, si le client y consent. Vous récupérez un dossier retraite établi, chiffré et daté, sur lequel appuyer vos propres préconisations.

Par où commencer

Le plus simple est un échange de trente minutes, pour délimiter les cas qui justifient une intervention dans votre clientèle. Nous n'avons rien à vous vendre à cette occasion non plus.

Nos coordonnées figurent sur la page contact. Si vous préférez juger sur pièces avant d'engager quoi que ce soit, nos analyses publiées dans lesactualités et nos guides pratiques donnent une idée assez juste de notre niveau de traitement des dossiers.

Sources et références.

  • Ordonnance n° 45-2138 du 19 septembre 1945 portant institution de l'ordre des experts-comptables (Code de déontologie)
  • Articles L.541-1 et suivants du Code monétaire et financier (conseillers en investissements financiers)
  • Loi n° 70-9 du 2 janvier 1970 réglementant les activités relatives à certaines opérations sur les immeubles (loi Hoguet)
  • Articles L.611-1 et suivants du Code de la sécurité sociale (travailleurs indépendants)

Questions fréquentes.

Allez-vous démarcher mes clients sur mes propres sujets ?

Non, et notre modèle l'interdit structurellement. Nous ne vendons ni assurance-vie, ni plan d'épargne retraite, ni contrat de prévoyance, ni bien immobilier. Nous n'avons rien à placer. Un client que vous nous adressez vous revient avec un dossier retraite clarifié, pas avec une proposition concurrente de la vôtre.

Versez-vous une commission d'apport ?

Aucune, sous aucune forme, et pour aucune profession. Le Code de déontologie des experts-comptables l'interdit expressément. Nous appliquons la même règle à tous nos partenaires, y compris ceux que la réglementation autoriserait à en percevoir : une recommandation rémunérée n'est plus une recommandation.

Quelle est ma responsabilité si je vous recommande ?

Elle n'est pas engagée sur nos diligences, dès lors que le client contracte directement avec nous par sa propre lettre de mission. Nous vous fournissons un document décrivant la répartition des rôles, que vous pouvez remettre au client pour formaliser cette séparation.

Intervenez-vous sur la fiscalité ou le placement des capitaux ?

Non. Nous établissons les droits, nous ne les investissons pas. Le montant et la date de la pension sont des données d'entrée pour votre travail : c'est précisément cette frontière qui rend la collaboration possible. Ce que vous faites du capital libéré ne nous regarde pas.

À partir de quand faut-il nous adresser un dossier ?

Idéalement trois à cinq ans avant le départ envisagé. C'est le délai réel pour reconstituer une carrière et faire corriger ce qui doit l'être avant que la pension ne soit notifiée. Un dossier transmis six mois avant le départ limite l'intervention à ce qui peut encore être sauvé.

Comment se passe la transmission concrètement ?

Vous identifiez la situation, vous en parlez au client, et vous nous mettez en relation avec son accord. Nous prenons contact sous quarante-huit heures, examinons la situation lors d'un premier échange gratuit, et vous tenons informé de la suite si le client y consent.